Voyage au Turkménistan : Top 8 des choses à faire et à voir

L’Ouzbékistan ou le Turkménistan ? Pourquoi choisir, avec Russie Autrement découvrez les deux pays à l’histoire riche lors d’un tout nouveau circuit Turkménistan - Ouzbékistan. A l’occasion du lancement de ce nouveau voyage, nous souhaitons vous faire découvrir le Top 8 des merveilles de ce pays encore mystérieux : le Turkménistan.

1. Achgabat : la ville blanche à l’architecture monumentale

Voyage au Turkménistan

Achgabat, la capitale du Turkménistan

Bien que la capitale du Turkménistan, Achgabat ait subi des heures sombres durant son histoire, cela lui a permis d’édifier un patrimoine touristique sans précédent pour un pays qui reste à l’écart des flux touristiques.

En effet, la capitale a connu un tragique tremblement de terre en 1948 qui a entraîné la mort de plus de 100 000 de ses habitants, c’est plus que la terrible bombe atomique qui a ravagé Nagasaki. La ville a érigé un monument en l’honneur de ses victimes, le « Mémorial du tremblement de terre ». Ce monument est l’exemple même d’un pays qui se consacre de plus en plus à l’édification de bâtiments imposants. A la suite de l’effondrement de l’URSS, le premier président turkmène est devenu le chef de l’urbanisme et l’architecte de la ville, on a vu naître des bâtiments en marbre blanc, des palais, des parcs de plusieurs dizaines d’hectares… L’une des principales curiosités de la ville reste l’Arche de la Neutralité, d’où s’ouvre une vue imprenable sur la place de l’Indépendance et son Palais présidentiel, le parc des Dix ans de l’Indépendance… A ne pas louper : le Musée national, grand de 3 étages, vous en apprendrez plus sur l’histoire du pays.

L’une des fiertés de la ville reste la mosquée Ertugrul Gazi, située au cœur de la ville, elle a été érigé en l’honneur d’Osman Ier, fondateur de l’empire Ottoman. L’architecture spectaculaire de cette dernière, entourée de 4 minarets, fait échos à la grande mosquée Bleu d’Istanbul.

N’hésitez pas à consacrer de 2 à 3 jours pour la découverte de la capitale turkmène.

2. La porte de l’enfer, ou le cratère de Darvaza

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La porte de l’enfer, ou le cratère de Darvaza

Comment se rendre au Turkménistan sans avoir vu l’une des principales curiosités du pays : la porte de l’enfer. Ce site localisé à 3 heures de la capitale, dans le désert Kara-Koum, est véritablement unique au monde. Issu d’un accident industriel, ce lieu insolite attire chaque année un nombre toujours plus important de touristes venus au Turkménistan afin d’admirer cette merveille inhabituelle.

C’est en 1971 que le cratère de Darvaza s’embrase, lors d’une prospection minière soviétique. Le sol turkmène étant un véritable réservoir de gaz naturel, les géologues soviétiques avaient prévu de débuter une opération de forage. Mais tous les équipements ont été ensevelis lors d’un percement accidentel de la cavité souterraine : bien qu’il n’y eut aucune victime, le sous-sol laissa échapper une quantité importante de méthane. Les habitants vivant à proximité furent très vite relogés et afin d’éviter le risque d’explosion et minimiser la pollution atmosphérique, les géologues entreprirent de brûler les émanations de gaz. Bien qu’ils aient garantit que la combustion ne durerait qu’une semaine, elle ne cesse de bruler presqu’un demi-siècle plus tard, et ce, nuit et jour.

Cette combustion incroyable fait de ce lieu le plus mystérieux de tout le pays dans lequel il est possible de voir des flammes brûler à plus de 20 mètres de profondeur. Le paysage alentours renforce l’atmosphère de mystère et la sensation inexplicable que ressent chacun de ses visiteurs, puisque le site est entouré de part et d’autre du désert Kara-Koum.

3. Nisa : voyage dans le temps à l’Empire parthe

Circuit au Turkménistan

Les ruines du site archéologique de Nisa

Laissez-vous tenter par un voyage dans le temps et visitez les ruines du site archéologique de Nisa. Figurant sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2007, les ruines de la forteresse de l’empire Parthe datent de 2 300 ans. Nisa fut la capitale de cet empire dominant l’Asie centrale et dont les ruines et vestiges, subsistant encore aujourd’hui, témoignent du rôle important de la cité et de l’empire en terme économique et politique. L’ancienne forteresse était le lieu de résidence de la dynastie parthe des Arsacides (du IIIème siècle avant J.C au IIIème siècle après J.C). Son architecture mêlait harmonieusement celle des traditions grecques, romaines mais ne trouvait aucune similitude avec les forteresses d’Asie centrale. Les fouilles ont permis de mettre à jour des mausolées, différents temples et autres édifices.

4. A la découverte du tissage légendaire des tapis turkmènes

Visiter Turkménistan

Le musée du Tapis turkmène à Achgabat

Les tapis turkmènes sont connus dans le monde entier pour leur incroyable qualité et les traditions de tissages fait à la main. Véritable symbole du pays et traditionnellement de couleur rouge, les ornements de ce dernier sont même représentés sur le drapeau turkmène. L’art des tapis au Turkménistan trouve son origine aux IIIème et IVème siècles avant Jésus Christ, puisque dès cette époque, les recherches archéologiques ont prouvé que les tapis turkmènes étaient exportés dans une large partie de l’Europe et très appréciés par les empereurs romains. Des siècles plus tard, Marco Polo les qualifiaient comme « les plus beaux et plus fins au monde ».

Pour en apprendre davantage, rendez-vous à Achgabat, dans le musée du Tapis turkmène, dans lequel vous découvrirez tout l’art du tissage des tapis, ainsi que leur histoire, mais vous verrez aussi des tapis inestimables aux envergures monumentales, dont la taille de certains atteint plusieurs centaines de mètres carrés.

5. Merv, une cité antique de la Route de la Soie

Voyage en Ouzbékistan et Turkménistan

Merv, une cité antique de la Route de la Soie

Inscrit au patrimoine mondiale de l’humanité depuis 1999, Merv fut une ville légendaire, une étape incontournable de la Route de la Soie. L’histoire de la ville fut pleine de rebondissements : d’abord centre du royaume de Parthes, puis véritable centre de livre sous l’arrivée arabe, pour être détruite lors de l’invasion par Gengis Khan.

Beaucoup de découvertes archéologiques dénichées lors de fouilles sont aujourd’hui exposées dans le musée historique de Merv.

6. Akhal-Téké ou les cheveux d’or

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L’Akhal-Teke, ou cheval turkmène, est une ancienne race de chevaux originaire d'Asie centrale

Les chevaux turkmènes sont aussi l’une des principales fierté du pays. Symbole de fierté et de virilité, l’Akhal-Téké est une race de cheval de selle ancienne originaire d’Asie centrale. Les principales caractéristiques de cette race de chevaux sont leur grande rapidité, endurance et robustesse. Mais ce qui rend cette race véritablement unique et ce qui l’a rendu mondialement célèbre reste ses reflets dorés. Leur morphologie fine et solide à la fois, s’explique par la rudesse environnementale, en contact permanent avec le désert, entre nuit froide et journée excessivement chaude.

Ce que très peu savent, c’est que ces chevaux furent utilisés en tant que cheval de guerre par les guerriers Scythes, Parthes et Turkmènes jusqu’en 1950.

Bien que cette race d’exception a failli disparaître à partir des années 1950, en cause la fin de la nomadisation et l’arrivée massive de la motorisation, les chevaux ont pu être sauvé par quelques éleveurs.

De nos jours, les Akhal-Téké sont l’emblème national du Turkménistan au même titre que les tapis.

7. Kounia-Ourguentch, site classé au patrimoine mondial de l'Unesco

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Kounia-Ourguentch est une ancienne capitale du royaume du Khorezm

Visiter Kounia-Ourguentch c’est ressentir la grandeur d’une cité vieille de plusieurs millénaires. En vous y rendant, vous apercevrez des ruines et vestiges datant des différentes époques qu’a connu la cité, ancienne capitale du Khorezm. D’abord florissante et prospère, Kounia-Ourguentch fut le centre du monde musulman au cours des XIème et XIIème siècles grâce à son grand nombre de mosquées, de madrasas et de bazars. L’invasion par Gengis Khan en 1221 mit un terme à cette période florissante. La ville fut en partie détruite puis reconstruite pour faire partie de la Horde d’Or et redevint la capitale du Khorezm et l’une des principale ville marchande de toute l’Asie centrale. Toutefois cela n’a pas suffit puisqu’une fois de plus la ville fut détruite.

De nos jour, en vous rendant à Kounia-Ourguentch, bien que la majeur partie des monuments soit ensevelie sous terre et ait disparu, il est possible d’admirer encore certaines ruines, comme des minarets, des madrasas, des mausolées et autres ruines de forteresses. La ville est classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO.

Un séjour au Turkménistan ne peut se terminer sans la découverte de cette ancienne cité prospère.

8. Le Turkménistan, l’un des pays les plus fermés au monde

Voyage organisé au Turkménistan

Les rencontres entre vieux papis turkmens

Le Turkménistan est un pays où encore très peu de touristes osent s’aventurer, cela s’explique par le fait que c’est l’un des pays les plus fermés au monde. Mais n’est-il pas le but de chaque voyageur de se rendre là, où les autres n’osent pas ? Aller au-delà des sentiers battus ? Être le seul touriste parmi les locaux ?

Le Turkménistan est un pays neutre, à l’instar de la Suisse par exemple, c’est le seul pays CEI à avoir choisi ce statut, ainsi les alliés ou ennemis du pays ne se trouvent pas à l’extérieur du territoire mais plutôt à l’intérieur, ami ou ennemi de près ou de loin du président. Ce dernier Gurbanguly Berdimuhamedow est à la tête du pays depuis 2006 et est le 2ème président du pays depuis la chute de l’URSS. Il se définit lui-même comme l’ « Arkadag », autrement dit le Protecteur. Il cherche à représenter un tout pour son peuple et bien que le régime politique en vigueur soit qualifié de dictature, on évolue vers une légère démocratie politique.

Le salaire moyen turkmène s’élève à 150 euros par mois, mais les autorités se vantent de préciser qu’avec cela, chacun des habitants peut se procurer jusqu’à 1 128 kilos de pain, 65 kilos de viande, 270 kilos de sucre ou encore 643 litres de lait. Depuis 1993, l'État livre gratuitement pour la population l'électricité, le gaz naturel et l’eau courante. De plus, chaque habitant a le droit de bénéficier gratuitement 500 grammes de sel et 150 litres d’essence de manière mensuelle. Mais alors ou se situer entre mythe et réalité ? Bien que cela soit vrai, tout les habitants ne peuvent pas prétendre à ce mince salaire, pour cela il faut disposer d’un statut social élevé. De plus, le contraste est assez marqué lorsque l’on se place du côté des droits politiques et de la liberté d’expression qui est souvent absente en dehors de la capitale.

Mais d’un point de vue touristique, les locaux seront toujours heureux de rencontrer des voyageurs curieux de découvrir un pays tel le Turkménistan, de les accueillir chez eux et de leur offrir une tasse de thé ou encore de leur faire goûter aux mets locaux. Autant intriguant que mystérieux, ce pays saura ravir la curiosité des voyageurs en quête d’originalité et de pur dépaysement !

 

N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions, de vos souvenirs turkmènes si vous avez eu la chance de vous y rendre, ou bien si vous rêvez de découvrir ce pays.

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